TV

L’unité des Iraniens discrédite le mensonge de la « discorde » tandis que l’Amérique perd sur tous les fronts

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Par le service d’analyse stratégique de Press TV

Dans les annales de la guerre moderne, rares sont les événements qui ont été aussi révélateurs que ces deux derniers mois, depuis que l’axe américano-israélien a lancé une agression militaire illégale et non provoquée contre la République islamique d’Iran, en plein cœur des négociations nucléaires irano-américaines à Genève.

La machine de guerre américaine, longtemps présentée comme une force irrésistible, a été nettement émoussée. Sa politique du bord du gouffre s’est avérée désastreuse et contre-productive, les forces armées iraniennes infligeant une leçon qui résonnera dans les écoles de guerre occidentales pendant des années.

Cet événement a également mis en lumière ce que l’Iran n’a cessé de répéter : les puissances hostiles extérieures ne peuvent apporter ni paix ni stabilité à cette région. Elles sont, et ont toujours été, la source du chaos, de la destruction et de la déstabilisation, comme les six dernières semaines l’ont prouvé sans l’ombre d’un doute.
La guerre imposée de 40 jours ne s’est pas terminée par la capitulation de l’Iran, ni par un « changement de régime », ni par l’anéantissement de son programme nucléaire, ni par la destruction de son industrie balistique. Elle s’est plutôt conclue par l’acceptation, à contrecœur, par les États-Unis, de la proposition iranienne en dix points.

Ce fut un revirement historique, car Washington s’était retrouvé dos au mur, sans issue.
S’en sont suivies les négociations cruciales irano-américaines, sous l’égide du Pakistan. Lors des pourparlers d’Islamabad, l’Iran a négocié en position de force incontestable, après avoir contraint l’ennemi à la soumission.

Aujourd’hui, alors que cette guerre imposée est entrée dans une nouvelle phase plus calme, mais tout aussi dangereuse, le constat est sans appel : l’Iran a non seulement survécu, mais il en est sorti renforcé. Non seulement il tient bon, mais il prend son envol. L’ennemi est acculé, désorienté et se raccroche à n’importe quel espoir.

La guerre de 40 jours : l’échec de l’option militaire

Pendant des décennies, les États-Unis se sont appuyés sur la menace implicite d’une annihilation militaire pour obtenir des concessions de leurs adversaires. Mais ces 40 derniers jours ont définitivement mis fin à cette illusion.

La machine de guerre américaine – comme l’ont récemment documenté les experts occidentaux et les groupes de réflexion militaires – a subi des pertes importantes et incontestables. L’« option éprouvée de la guerre » a perdu toute efficacité.

Deux retraites précipitées du président américain, maître des réseaux sociaux, en l’espace de deux semaines, en témoignent : d’abord, une demande désespérée de cessez-le-feu ; ensuite, une prolongation unilatérale de ce même cessez-le-feu.

Ce ne sont pas les agissements d’une puissance militaire victorieuse sur le champ de bataille. Ce sont les derniers soubresauts d’une stratégie qui s’est heurtée à l’indomptable résistance iranienne.

Trump, le prétendu négociateur hors pair, a fui le champ de bataille non pas une, mais deux fois. Il sait que l’épée est brisée. Il ne reste plus que la seule arme des vaincus : le mensonge.

« Position unifiée des dirigeants iraniens »

Dépourvu de tout levier militaire et stratégique, sur le champ de bataille comme à la table des négociations, Washington s’est, comme prévu, replié sur sa stratégie la plus ancienne et la plus emblématique : le mensonge.

Le nouveau tissu de mensonges qu’il a choisi est celui des « dissensions internes » au sein du pouvoir iranien, fiction destinée à détourner l’attention du monde de la situation désastreuse du régime actuel à Washington, accablé par des pertes militaires colossales, une opposition bipartisane à cette guerre absurde et une vague de démissions.

La réponse de l’Iran à cette invention de Trump a été claire et réfléchie : « En Iran, il n’y a pas de distinction entre “dur” et “modéré”. Nous sommes tous “Iraniens” et “révolutionnaires”. Forts de l’unité inébranlable de la nation et du gouvernement, et dans une obéissance totale au Leader de la Révolution islamique, nous ferons regretter ses actes à l’agresseur criminel », pouvait-on lire dans un message diffusé jeudi par de hauts responsables gouvernementaux.

« Un seul Dieu, un seul Leader, une seule Nation et une seule Voie – et cette voie est celle de la victoire pour notre Iran, plus précieuse que la vie elle-même. »

Le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Mohseni Ejei – à la tête des trois pouvoirs de l’État iranien – ont publié ce message sur leurs réseaux sociaux, s’adressant au mégalomane de la Maison-Blanche.

Leur position unie découle du courageux leadership du Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, artisan de l’unité nationale.

Cette unité a brisé la principale arme psychologique de l’ennemi : l’illusion de la discorde interne en Iran. Les Iraniens – dirigeants et peuple confondus – ne font qu’un.

Trump et ses stratèges mal informés avaient misé sur la « division » en Iran. Ils pensaient que la guerre ébranlerait les fondements. Au lieu de cela, elle les a consolidés. Cette unité est le rempart ultime contre les illusions de Trump – neutralisant sa propagande avant même qu’elle puisse trouver un écho.

La vaine menace d’un blocus : un bluff qui sent le désespoir

L’option militaire étant vouée à l’échec et l’option diplomatique n’ayant aucun gain, l’ennemi a récemment eu recours à l’absurde : le « blocus naval ».

Soyons clairs. Il ne s’agit pas d’un signe de force, mais du soupir désespéré d’un tyran acculé.

Trump sait que le seul moyen de sauver les apparences est de déclarer un blocus naval, mais même en brandissant le poing, il se retrouve pris au piège d’un véritable casse-tête logistique.

Les systèmes de suivi maritime mondiaux montrent que le pétrole iranien, à hauteur de dix millions de barils, continue d’être acheminé. Le blocus n’est qu’une illusion ; un geste politique destiné à la consommation intérieure à Washington, et non une réalité sur les mers.

L’ennemi parie sur un siège « de longue durée », mais il a oublié l’histoire des quatre dernières décennies, depuis la Révolution islamique de 1979.

La résilience économique de l’Iran n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat de décennies de sanctions illégales et injustes. L’Iran ne craint pas le blocus : il y vit depuis une génération. Son économie a survécu aux guerres comme aux sanctions et, ce faisant, elle a appris des milliers de voies, formelles et informelles, pour contourner les chaînes du dollar.

Ce que l’ennemi ne comprend pas, c’est l’asymétrie du temps. Presque tous les analystes économiques internationaux s’accordent à dire que la patience de l’Iran dépasse de loin la capacité de résistance de l’économie mondiale.

Si le détroit d’Ormuz se ferme, le monde s’embrase – presque instantanément. Téhéran peut traverser un long hiver, mais les marchés boursiers mondiaux ne peuvent survivre à une semaine.

Menacer de maintenir un blocus contre l’Iran revient à se suicider économiquement.

« Verdict final : aucune concession, seulement la reddition de l’ennemi »

Quoi qu’il en dise sur les réseaux sociaux, Trump est dans l’impasse. Il cherche une issue au bourbier qu’il a lui-même créé avec cette guerre absurde, menée pour satisfaire ses donateurs sionistes.

Trump n’a atteint aucun de ses objectifs dans cette guerre. Il est dans une impasse, et aucune issue digne de ce nom ne lui est possible. Il ne lui reste plus que des postures maladroites et des mensonges éhontés.

Mais l’Iran n’écoute plus. La guerre de 40 jours a prouvé que la puissance militaire américaine est vaine. Les pourparlers d’Islamabad ont démontré la force de la volonté politique iranienne.

Aujourd’hui, l’Iran n’est disposé à aucune concession ni à aucune exigence de la part du camp vaincu. L’époque où l’on mendiait des miettes de l’ordre mondial est révolue.

L’ennemi a désormais compris que dialoguer avec l’Iran, c’est accepter ses conditions, et non l’inverse. L’avantage appartient à la nation qui a versé son sang sans plier. À la nation qui s’est dressée contre un ennemi militairement supérieur et lui a infligé de lourdes pertes. À la nation qui a contraint le président américain à la retraite, non pas une, mais deux fois.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV